mardi 12 décembre 2017

Ros-O

On est bien peu de chose, 
sauf si on ose ...






Matin, les yeux mis clos, ton souffle brûlant le creux de mon cou, ta main reprend sa délicate exploration. N'avons-nous pas encore terminé les présentations ?
Tu suis de l'index la descente de mes épaules au bas de mon dos, t'attarde sur mon ossature, agrippant mes hanches, prestement tu me rapproches. 
Plus un centimètre du bas de mes reins qui ne soit recouvert de ta peau.
Pressés, nous ne formons qu'un amas compact de désirs et d'envies.

Un essaim d'étincelles virtuelles monte dans nos bassins. 
Tes lèvres sur ma nuque laissent tes dents goûter ma chair, mordiller, m'absorber et me relâcher.
Chacune de ses privations sont de délicieux supplices.
Chaque action de ta bouche est devenue mon unique point de concentration, tes lèvres sont mon obsession. Leur douceur et leur appétit de moi. Je dévore le plaisir de chacun de ses attouchements, effleurements, de tes délicates morsures de l'aube.

C'est le matin, et le temps n'a ni sens, ni fin, 
C'est le matin, et c'est le moment, 
Le bon moment, le présent et lui uniquement, qui n'a de sens.
C'est lui qui a tous nos sens.

Nous sentons les corps d'amants, la nuit ne nous a pas rassasiée, 
elle a ouvert nos entrailles à plus encore de volupté.






C'est le matin, mon corps t'accepte, il te veut, nous deux, moites, haletants, ce moment d'ivresse où nous nous abreuvons l'un l'autre de nos caresses. 
Fluides, rien d'hésitant, des atomes nous accrochent, nous rapprochent. 
Nos mains explorent, tracent, nos ongles glissent. 
Le tempo varie, les battements s'accélèrent, tu, je tempère. 
Et la valse reprend, le pogo des amants.

"Les aubes sont mortes tu t'en souviens", moi oui, moi pas, 
Je me souviens de m'être oubliée durant ce moment, cambré mes reins, basculé mon visage en arrière. Incandescente. "Divin" glisse-t-il dans un sourire, le silence se brise sous nos rires et soupirs. 
Quel bel et sinistre anniversaire, nos solitudes et errances vont si bien de paire.

C'est le matin, et nous plions sous nos désirs, 
nous ne pensons à rien, 
à rien de moins qu'à cette rosée matinale qui nous enflamme.




"L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant..." 
(Blaise Pascal)



Marquis de Sade
"Wanda's loving boy"







samedi 2 décembre 2017

Un seul L pas 2

L : une aile, 
Comme : Elle ou El, 
Un seul L à ce prénom, 
Volubile parfois, 
Versatile par choix ou pas.

Le bleu pétrole, "comme tes yeux", quand il fait moins gris dedans, et que la rétine n'est pas charbon. J'ai lâché les fards nom d'un chien, et comme un lapin éblouie, les yeux rougis par le rosé, à nu je me suis dé-pixelisée. Ma gueule pas bégueule pas filtrée.






Je t'ai parlé de cette traversée. Comme elle était lisse avant la belle bleue, et combien boire la tasse fut amère. Echouée comme un volatile mazouté, ni voler ni même piétiner. 
Stagner comme le plat d'un étang, dans cette paralysie malodorante. 
Errer et trouver dans la matière, dans l'art et la manière, de voir au delà du néant. Quand il fait froid dedans, quand la nuit ne connaît que le blanc.




La vitrine n'affichait pas la couleur de mon petit magasin des horreurs. 
Exposer, exploser, explorer.
Mes crayons d'humeurs et ma gouaille en tube, attiraient les regards vers un leurre bigarré qui feint de toujours se marrer. Dont l'imagination débridée t'a fait tilter, références musicales et humour à deux balles... Ma folie douce, mes humeurs enchantées que je poste à qui veut liker.





L'envers du stuc je t'ai offert, Open bar sur l'arrière cour de mes galères, strip-tease verbal et confidences en pointillés. Tomber les masques, dévoiler la face B, le Bonus track, celui qui n'est jamais vraiment achevé. Quand la mise à plat n'est pas remixée, ni masterisée.






Ce que je tais, ce que je dis, 
Ce que je vis, ce que je fais, 
Ce qui brûle et m'éteint à la fois, 
Ce que je consomme et qui me consume, 
Ce que je cherche et ne trouve pas,
Ce que je ne cherche plus et sur qui je tombe.

A demi-mot je n'ai que peu dit, trop de maux s'invitent encore pour bâillonner les vraies envies, la sotte peur du chat meurtri qui craint la caresse de l'eau sans vie. 
De l'asphalte brûlant et gluant s'extirper, et revoir enfin combien une mer peut être belle et bleue même et surtout déchainée.





Sisters Of Mercy
"Temple of Love"








On était joyeux, les yeux plein de suie, les cheveux de jais défiant l'apesanteur. 
On dansait à La Sébale rue Gramont dans les fumées artificielles qui montaient jusqu'au  balcon de ce lieu rococo. Pour faire nos malines on portait des gants de satin blanc qui plissaient au dessus de nos coudes alors que les autres étaient couleur corbeau. 

jeudi 23 novembre 2017

PP - Pay the price

Chutes, shut, 

Il y a ceux qui traversent les tempêtes et que rien n'arrête, et puis les plus fragiles, sur qui parfois les grilles se ferment. Dans l'enclos, il faut cracher son amertume, son fiel, vomir son chagrin, se refaire une santé, une apparence, un chemin.
Dans ce joyeux melting-pot d'abîmés, il y a toujours de la beauté à qui sait regarder. Des êtres défaits mais surprenants, des corps blessés mais viscéralement entiers. 

Là bas pas de triche, le Black dog ne se terre pas dans sa niche. Il reste au pied du lit, là ... tapis.
Si la pharmacopée peut temporairement vous assommer, il sera alerte au matin : LUI.
Le cocktail n'a rien de festif, il va plomber vos mâchoires, faire trainer vos pieds.
La bête est fidèle et très attachée à votre inconfort.
Il va vous falloir du temps pour la dompter, la dresser à rester docilement au fin fond de vos pensées, qu'elle cesse enfin d'aboyer, de rugir et de gronder. Qu'elle renonce à déchiqueter tout pour s'amuser de vous voir plier, sombrer.
Ils vous le diront en arrivant, il faut être : patients. 







Chacun dans son petit compartiment, avançant à son temps.
Il y a cette figure dans le miroir qu'on regarde évoluer, se transformer. On ne se reconnait pas, pas tout de suite, pas vraiment. On se rencontre parfois, on se perd, on se retrouve, on est souvent las. 
Il faut enlever toute la suie qui vous noircit les idées, démaquiller ses rivières de larmes, ce mascara qui a trop coulé. Inscrire sur son faciès les lettres de noblesse d'un sourire retrouvé, oser déployer sa gorge pour exploser, de rires ou d'impuretés.






Petit à petit on se redessine. A l'instar de ces douleurs parasites, un jour on re-découvre ses zygomatiques, et puis il y a ce corps que l'on voulait voir passer à trépas. Moins pesant plus présent, on redevient conscient, dans l'ici et maintenant, on s'attache à ce moment, celui que l'on vit vraiment.

L'échine n'est plus arc boutée, la colonne s'emplit d'air, le plexus s'aère et redevient solaire. 
D'un déchet calciné, on modèle de l'acier trempé. Et même si on ne vise pas le haut du pavé ni la tête d'affiche, l'or que l'on va puiser sera bien plus payant qu'une parure de diamants. A la recherche du parfait habitat de soi, où chaque victoire sur ces infimes combats est un pas de géant. 

A qui n'a pas été plombé il est difficile d'expliquer, impossible parfois de se faire entendre. Double peine que de devoir encore et toujours expliquer que ce n'est pas un mal-être passager, que c'est bien une saloperie de maladie qui vous ronge le jour et la nuit. 
Que c'est un combat, une lutte, qu'il faut s'acharner pour ne pas finir décharné. Que parfois ce qui semble aux autres si facile vous est juste impossible.

Chacun de ces êtres meurtris brillaient bien plus qu'ils ne le pensaient.




Derrière les claustras design les burn-outés du monde moderne, les peines, les folies, les perdus, les égarés, les vices cachés, les addictions, les pertes de repères, les cris, les sanglots, ...

Ce jeune homme à qui la corde avait laissé la vie mais ôté l'esprit. Ce titan de plus d'os que de chair qui à fait taire son tyran en le suicidant. Celle au regard si clair et presque totalement déficient qui peint pour les voyants. Cette gothique à l'humour caustique. Ce beau jeune homme trop brillant qui souffrait de ce sur-quotient. Cet adolescent préférant la narcolepsie à la vraie vie. Ce feu éteint par un crétin N+1. Ce dirigeant incapable de retrouver son chemin. Celle qui m'appelait La Diva, Queen de la Paranoïa. Celle qui voulait prendre sa voiture pour descendre du 4ème au 2ème étage dont la balafre sur le cuir chevelu n'augurait pas un si beau voyage...

Des larmes de gamin à qui ne croit plus en rien et se fiche bien de s'afficher déboussolé. 
Des rires nerveux et des hugs chaleureux, un moment hors du temps, une parenthèse pour ouvrir une autre histoire...

A elles, à lui, à eux. 



"You only live twice"
Nancy Sinatra


dimanche 22 octobre 2017

Yola TongueGo


Fais moi tanguer, 

Qu'elle crépite comme le Tang sur ma peau,
Ta langue qui me fait tituber.






Qu'elle s'invite encore sur mes flancs, 
s'aventure et trace des lignes imaginaires tout le long de ma chair.
Lèche mes lèvres et mes incisives, avec elle je suis permissive.
Je lui offre et lui promet, la désire et lui alloue mes soupirs.
Elle m'enivre et me fait chavirer.

Je te laisse jouer, tu sais me deviner.
Je la laisse faire, elle sait me plaire.






Entre mes dents elle vient m'agacer.
Elle s'invite et me délite.
Elle sait être douce et intrusive,
Son velours, sa caresse évapore tout autour.

Elle ne parle par d'amour, ne dit jamais "toujours".
Elle dit "désirs et plaisirs", mes réponses sont des soupirs.
Elle me titille, j'émoustille ses papilles.
Echanges de bons procédés que sont nos baisers.

Séduite par ton verbe, c'est elle qui me fait plier, me cambrer.
Elle dit "Magnifique", je réponds "J'adore".
Et tu dis "Encore",
Etudies moi encore.
Elle subodore et prend mon corps, je m'en délecte.
Sur ses traces des frissons,
la fluidité de son parcours séquence ma respiration.





Si elle explore, si elle adore,
elle revient toujours à ses premières amours.
Elle ne peut se passer de revenir encore jouer des délices de la mienne.
Avide de cette complice.
Comme deux derviches synchrones qui s'entrainent réciproquement,
Elle revient à ma bouche inlassablement.

Les sons qui viennent ponctuer son cheminement sont celui de l'amant.
Râles de plaisir, mots de désirs.
Empressements ou délectations,
Il laisse aller ses impulsions, ses égarements sont mes cheminements.





Faith No More
"Evidence"







Toute ressemblance avec un personnage existant ou ayant existé 
serait ou pas une coïncidence. 


jeudi 28 septembre 2017

Résille-dance


Baiser, 
Il est l'entrée, le premier contact, 
Baisers,
Multiple, 
doux, prometteurs, porteurs d'envies ou de sentiments, fougueux, élégants, sobres, haletants, impatients, ...

Baiser, 
verbe régulièrement usité, 
pour se faire, 
flouer, abuser, utiliser, se faire avoir... allez se faire voir.

Un même mot version pile et verso.

Double face pour une même orthographe,
l'avant et l'après.

Il vous couvre des premiers, et vous envoie bouler avec le second.




Les femmes de petites vertus se gardent bien d'offrir leur orifice buccal pour un bouche à bouche,
Chasse réservée, interdit à ceux qui viendront entre leur cuisse.
Se faire baiser pour quelques deniers n'autorise pas l'accès à la volupté d'un langoureux échange salivaire.
Suave, joueur, taquin, pointilleux, il se faufile, se distille, s'enflamme.

Baiser, s'allonger, allonger la monnaie et se vider.
Se vider de sa dignité, donner son corps contre de l'argent n'a rien de reluisant.
Ce métier, vieux comme le monde, draine la fange et l'immonde.
Ceux dont personne ne veut, qui ne peuvent pas mieux.
Payer pour être aimer, substitut contre émoluments.
Derrière ces culs, ces seins, il y a des humains.
Hybrides pour certains, funestes destins que de se vendre comme un bien.





Bas résilles, 
se montrer comme un peu emprisonnée. 
Dévoilée mais pas tout exhiber.
Entre les nids d'abeilles de petites parcelles de peaux nues s'offrent à la vue.
Qu'ils soient attachés, quelques centimètres en deça de l'aine par de délicates pinces à déclipser, ou maintenus par un élastique, les faire tomber .... et dévoiler tout d'une cuisse fait divaguer. 
Tantôt fashion ou vulgarité, ces interstices grillagés font fantasmer .





Ce qui te semble beau peut m'être laid.
Ce qui te paraît normal peut me sembler amoral.
Ce que tu hais je peux l'aimer.
Ce que tu es je peux détester.



Juliette Gréco
"Déshabillez-moi"





Résilles dance / Acrylique, médiums, résilles, techniques mixtes / 
Série échanges cul-cul-culturels dans la région du 7ème Ciel

samedi 16 septembre 2017

Belle à Blanc







Je me souviens des murs en crépis blanc, ils étaient rêches et méchants, 
A trop les frôler j'étais en sang.
Je me souviens des gommages qui laissent sur la peau la sensation de la lave.
Celle dont le rouge flamboyant attire et repousse tout autant.

Je me souviens de ces moments où ma peau comme passée au papier de verre frémissait.
Et n'attendait que la chaleur de tes caresses.
Cette médecine douce que tes paumes avisées faisait glisser de mon cou à mes pieds.
Ces frôlements qui m'apportaient l'ivresse, que tu effleures ma nuque ou mes fesses, 
que des tes doigts côtoient mon sein ou enfoncent leur pulpe au creux de mes reins. 

Mes sens dispersés, ma tête chamboulée.
N'être plus qu'un épiderme vitriolé, à l'acme de l'hypersensibilité. 
Comme le magma qui glisse et s'immisce, me laisser fondre sous ces affriolantes palpations.

Comment penser que cet épiderme proteceur soit ainsi le vecteur, de sensations aussi puissantes que contradictoires. 
Dans l'obscurité l'intensité des émotions tactiles n'a d'égale perception que l'étendu de notre imagination.
Emportée, enivrée, déboussolée, laissant à l'abandon de tes caresses mon corps dans son intégralité.

"Aussi Belle qu'une balle, et moi je n'attends qu'elle, oui mais autant 
vouloir se tuer dans son lit couché en espérant une balle perdue"

Le blanc virginal s'acoquine avec le mal, 
avec ce désir de mourir un peu,
un instant hors du temps, 
périr un moment, 
Se brûler à ce jeu,
se laisser éblouir par l'aveuglant,
la magie de ce fulgurant instant, 
avant de retomber dans le néant. 

Une balle à blanc pour mourir pour de faux, 
juste le temps d'aller touche le 7ème ciel, celui qui se loge en haut des rideaux.






La peau semble rêche, irritable au toucher, comme si toutes ses capillarités étaient à nues elles aussi. Comme un organisme titubant sous tes divines paumes qui refont le dessin des courbes, des creux, de mon menton à mon bassin. 

Jouons, une nouvelle partition, dansons dans les draps, 
mettons une raclée à nos envies.
Donnons à nos jours ce que nous a promis la nuit. 








Comme une musique arythmique, nos corps midi, nos pulsions asynchrones imposent, disposent recomposent.

Suis moi, je te fuis, rattrape moi et je m'accroche à toi. 



Taxi Girl
"Aussi belle qu'une balle" 









Je ne me lasserai jamais de Taxi Girl, c'est comme un voyage dans le temps, un élan, et de l'allant, ... enivrant, revigorant, excitant. Les cordes de cette voix sur un fil ténu entre l'adolescence et l'indécence. Ses mots si justes et déséquilibrés à la fois.




mercredi 6 septembre 2017

"FlakMe" my friend


FlakMe comme une réponse à "Rape Me" de Nirvana.
"Tu me flaques," quand le corps s'apprête à recevoir 
alors, le désir brûle et dégouline. 

Quand la pub de Gainsbourg pour Perrier passait sur le petit écran et que les petits n'y voyaient pas ce que comprenaient les grands.

"Ce n'est pas sale ton corps change"
Le Doc de la radio explique ... L'étrange mutation qui s'opère en toi. 
Ces seins qui poussent, ces poils qui s'invitent sur tes jambes, entre tes cuisses, 
ces hanches qui se dessinent ... passivement tu attends de voir ce que sera le résultat.
Les garçons ont de drôles de voix de chats, et tous ces chamboulements apportent l'émoi.

Ce bas-ventre qui se métamorphose aussi, t'es tout chose, tu sais pas pourquoi, 
t'as des envies qu'avant tu n'avais pas, échanger sucs et salives, tout ce que tu trouvais sale et répugnant... devient très très attirant... voire excitant.

Un jour "ça" t'arrive, tu l'as fait, le front haut, le menton en avant "t'en est", "t'en as croqué", 
Tu n'es que fierté. T'es passé au Level supérieur, tu joues dans la cour des grands maintenant ! 

Et comme Prométhée subtilisant le feu, tu uses et abuses de tous les artifices te permettant d'assouvir ton vice, au risque d'ouvrir la boîte de Pandore.
Tu joues avec les flammes pour un homme ou une dame. 
Mentir, tromper, séduire, qu'importe si cela te mène aux plaisirs.


Plaisir d'offrir joie de recevoir.









Quand la sueur descend lentement dans le bas de son dos.
Quand les frissons sont d'une incandescente chaleur. 
Quand la simple évocation de cet épiderme t'embrase. 
Quand tu brûles du manque de la peau de l'autre, 
cet associé du diable pour qui tu te damnerais.
Quand ton sang pulse et ton coeur s'emballe, que ton souffle est court, 
et que tu n'émets que des râles. 
Quand tes rêves sont torrides et que ton lit est vide, 
ton corps se souvient en sourdine.  
Quand tes fantasmes ne sont ni trash ni alambiqués, 
juste emplis du vide de n'être point aux côtés de ton ou ta Désiré(e).

Et si à cet affolement des sens provoqué par courbes, pleins et déliés,  
s'ajoute l'ennivrante désorganisation des pulsations dans ta poitrine, 
Que la chamade devient son unique tempo, alors la combustion s'annonce nivanesque.






Mad Sexe
L'amour à la hâte 




"Ophélie et zoophile pour moi comprendre est difficile 
je le vois à son battements de cils 
cette fille fonctionne à piles"